Figurines Témoins de l'Histoire
 
 
GARDE SUISSE PONTIFICALE (2005)

Figurine "Feigly". Standard 54 mm, plomb. Sculpture : Jean-Pierre Feigly. Peinture : J.-C. Colrat.
 

La Garde Suisse Pontificale est le plus vieux régiment du monde, créé en 1506 par le pape Jules II. Il s'est maintenu quasi sans interruption depuis lors. Citoyens suisses catholiques, les recrues admis dans ce corps d'élite participent, outre les services d'honneur, à la sécurité du souverain pontife.

On a l'habitude de dire que les uniformes de la garde suisse ont été dessinés par Michel-Ange : en fait, les uniformes actuels ont été créés par le colonel Repond, en 1910, qui s'est inspiré de fresques de Raphaël. Les couleurs bleu, jaune et rouge sont celles des Médicis, famille qui donna bien des Saints Pères à la communauté catholique. Les tambours et fifres portent les couleurs jaune et noir, couleurs de livrée de la famille Pfyfer von Altishofen qui donna onze des des trente-deux commandants de la Garde. Les officiers de la Garde, qui exercent le plus souvent leur service en costume civil en tant que gardes du corps du pape, revêtent en tenue dite de "gala" un élégant uniforme de velours amarante. Les sous-officiers (dont le sergent-major porte-drapeau) se distinguent par un pourpoint à bandes noires et des haut-de-chausse écarlate à bandes cramoisies. En tenue de "grand gala" tous revêtent la cuirasse assortie au morion d'acier poli.

Le drapeau de la Garde Suisse Pontificale rappelle le drapeau suisse par sa croix blanche et ses deux quartiers rouges, les deux autres quartiers portant des bandes aux couleurs du corps, bleu, jaune et rouge. Le premier quartier porte les armes du pape régnant (ici celles de Jean-Paul II, de 1978 à 2005) et le quatrième celles du pape fondateur (Jules II, de 1503 à 1513). Les écus sont posés sur les armes du Vatican : les clés de saint Pierre surmontées de la tiare pontificale. Au centre, les armes du colonel commandant la garde (ici celles du colonel Mäder nommé en 2002). La garde du drapeau est assurée par deux caporaux armés d'une grande épée à lame flamboyante appelée Schlagschwert dans la langue officielle de la garde qui est l'allemand et Cinquedéa en Italien.

Le catalogue des figurines de Jean-Pierre Feigly couvre dix siècles de l'histoire. Il ne faut pas chercher dans les figurines de l'ami Jean-Pierre la finesse de détails d'une figurine historique comme on l'entend habituellement de nos jours. Ces petits personnages, sculptés dans un garde-à-vous figé avec un charmant caractère de naïveté, qui ne nécessitent pas de peaufiner à l'excès le travail de peinture, permettent de se constituer une originale collection de figurines témoins de dix siècles d'histoire. Ils nous ramènent aussi au monde merveilleux des soldats de plomb de notre enfance...