Cimiers fantastiques du Moyen-Âge :

La Main

 

La gestuelle a une grande importance dans la culture médiévale et, notamment, la position des mains dans l'art, qu'il soit statuaire ou graphique, sert à indiquer l'état d'esprit et les intentions du personnage représenté. Main fermée, main abaissée, un, deux ou trois doigts levés ou tendus, toutes les positions sont codées : examinez attentivement les miniatures médiévales et vous apprécierez la variété des positions des mains et des doigts des protagonistes qui sont tout autant suggestives qu'une inscription sur un "phylactère"... (ancêtre de la "bulle" de la BD).

En cimier, la main est là, le plus souvent, seulement pour tenir une arme, une fleur, un objet quelconque. La main seule est rare. C'est alors une main appaumée, c'est-à-dire ouverte et levée ; c'est le salut de l'homme désarmé, de bonne volonté, accueillant, voire faisant allégeance.

Jean d'Aulon portait pour cimier une main appaumée, avec des lambrequins données d'argent doublés de sinople (armes : un aulne à trois branches de sinople sur champ d'or).