Armoiries de Louis de Bourbon

(Principales sources: armorial du héraut Berry)


L
ouis de Bourbon, Comte de Vendôme.

 

Nom : Louis de BOURBON.

: en 1376

Mort : le 21 décembre 1446 (inhumé en la collégiale Saint-Georges de Vendôme).

Titres nobiliaires : comte de Vendôme (Loir-et-Cher), de Chartres (Eure-et-Loir) et de La Marche (Creuse) en 1438, seigneur de Mondoubleau (Loir-et-Cher), d'Épernon (Eure-et-Loir) et de Rémalard (Orne).

Offices civils et militaires : grand chambellan de France en 1408, souverain maître de l'hôtel du roi en 1413, gouverneur de Picardie, de Champagne et de Brie.

Père : Jean de Bourbon, comte de La Marche († 1393).

Mère : Catherine, comtesse de Vendôme et de Chartres († 1412).

Aïeuls paternels : Jacques Ier de Bourbon, comte de La Marche († 1362) et Jeanne de Châtillon-Saint-Pol, dame de Leuze, Condé et Carency.

Aïeuls maternels : Jean VI comte de Vendôme et Jeanne de Ponthieu.

Épouses : 1° en 1414 Blanche de Roucy († 1421), fille de Hugues II comte de Roucy et de Blanche de Coucy ; 2° en 1424 Jeanne de Laval († 1468), fille de Guy XIII, sire de Laval, et d'Anne, dame héritière de Laval et Vitré.

Descendance : Jean II de Bourbon comte de Vendôme († 1477), époux d'Isabelle de Beauveau, et Françoise de Bourbon († 1485). Enfant naturel (mère Sybill Bostum) : Jean, bâtard de Vendôme dit de Bourbon, seigneur de Préaux († 1496) .

Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 de France brisé d'une bande de gueules chargée de trois lionceaux d'argent, qui est Bourbon-La Marche, aux 2 et 3 d'argent au chef de gueules, au lion d'azur brochant armé et lampassé d'or, qui est Vendôme.

Cimier : la double fleur de lis de France, tortil d'argent et de gueules, lambrequins d'azur doublés de gueules.

Présence au côté de Jeanne d'Arc à : Chinon, Orléans, Jargeau, Meung, Beaugency, Patay, Reims, Paris.

Commentaires : Louis est le second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche († 1393), et de Catherine, comtesse de Vendôme et de Chartres († 1412). Ce cousin du roi est gouverneur de Picardie, Champagne et Brie, grand chambellan de France en 1408 et souverain maître de l'hôtel du roi en 1413.

Fait prisonnier à Azincourt, le comte de Vendôme fut emmené captif en Angleterre et séjourna à la tour de Londres ; la vie n'y était pas aussi dure que l'on peut penser puisque, d'une idylle avec une jeune anglaise, Sibylle Bostum, naîtra un bâtard promis à un brillant avenir en France : Jean, bâtard de Vendôme, dit de Bourbon, légitimé par lettres patentes du roi en 1449, gouverneur du Vendômois. Louis de Bourbon parvint à s'évader en 1422 et, en souvenir de ce "miracle", il fonda une procession à Vendôme qui se déroulait chaque vendredi des Rameaux et au cours de laquelle il graciait un prisonnier. Notons que l'Angleterre semblait réussir à ce prince des Lys puisqu'il avait été fait chevalier lors de l'une des rares victoires françaises sur le sol anglais, à la prise de Yarmouth (dans l'île de Wight) par son père, le comte de La Marche.

Il combattit au siège d'Orléans et rejoignit l'armée du duc d'Alençon à Selles-en-Berry. Il fut présent à Jargeau, Meung et Beaugency, ainsi que vraisemblablement à Patay. Au sacre de Reims, il fut l'un des six pairs laïcs, au côté de son cousin Charles de Bourbon, comte de Clermont. Il était également présent au siège de Paris. Il reçut ensuite le commandement des troupes d'Ile-de-France et de Champagne. Après avoir été mis en échec devant Soissons, en mai 1430, il licencia son armée et se retira, laissant Jeanne avec de maigres troupes à Compiègne. Il y revint en octobre, avec Jean de Brosse, pour libérer la ville. Il y fit de nombreux prisonniers dont le capitaine anglais Thomas Kyriel. Puis, le comte de Vendôme lança en vain des troupes en direction d'Arras où la Pucelle était tenue en captivité.

Louis de Bourbon prit le titre de comte de La Marche à la mort de son frère aîné. Celui-ci, Jacques de Bourbon (1370-1438), comte de la Marche et de Castres, prince de Tarente, avait adopté le parti bourguignon. Louis de Bourbon, comte de Vendôme, de La Marche et de Chartres, mourut le 21 décembre 1446. Il fut inhumé en la collégiale Saint-Georges de Vendôme et son cœur déposé en la cathédrale de Chartres.