Armoiries de Gilbert de La Fayette

(Principales sources: sceau de 1420, armorial du héraut Berry, armorial de Guillaume Revel)


G
ilbert Motier de La Fayette, Maréchal de France.

 

Nom : Gilbert III Motier de LA FAYETTE.

: vers 1380.

Mort : le 23 février 1464 (inhumé en l'abbaye de La Chaise-Dieu).

Titres nobiliaires : seigneur de La Fayette (Aix-La-Fayette, Puy-de-Dôme), Pontgibaud (Puy-de-Dôme), Ayes (Aydat, Puy-de-Dôme), Nébouzac (Nébouzat, Puy-de-Dôme), Saint-Romain (Puy-de-Dôme) et Monteil-Gelat (Monteil-de-Gelat, Puy-de-Dôme).

Offices civils et militaires : lieutenant-général du roi en Languedoc (1415), bailli de Rouen (1417), capitaine-général en Lyonnais et Mâconnais (1417), capitaine du château de Beaulieu (1419), chambellan du dauphin et gouverneur du Dauphiné du Viennois (1420), maréchal de France (1421), sénéchal de Beaucaire et de Nîmes (1439), gouverneur et capitaine de Saint-Sulpice sur le Tarn (1441).

Père : Guillaume Motier de La Fayette.

Mère : Catherine Brun du Peschin.

Aïeuls paternels : Gilbert II Motier seigneur de La Fayette (tué en 1356 à Poitiers) et Marguerite de La Roche-Guyon.

Aïeuls maternels : Guillaume du Peschin et Marguerite de la Maillade.

Épouses : 1° la dauphine de Montroignon, 2° 1423 Jeanne de Joyeuse (fille de Randon, seigneur de Joyeuse, et de Catherine Aubert, dame de Monteil-Gelat).

Descendance : 9 enfants, dont Antoine de La Fayette, seigneur de Bothéon, et Gilbert († 1527), gouverneur de Boulogne, père d'Antoine Motier de La Fayette († 1537), grand maître de l'artillerie.

Armoiries : de gueules à la bande d'or, le tout à la bordure de vair

Cimier : une tête de cheval harnachée au naturel ou parfois une chèvre issante.

Présence au côté de Jeanne d'Arc à : Orléans, Jargeau, Meung, Beaugency, Patay.

Commentaires : Gilbert Motier de La Fayett  porte un prénom et un nom qui seront portés par un descendant qui fera de l'ombre à sa gloire: le "Héros des Deux-Monde", le marquis de La Fayette qui s'illustrera dans sa jeunesse lors de la Guerre d'Indépendance des États-Unis, puis jouera un rôle non négligeable lors de la Révolution française et de nouveau dans l'avènement en 1830 de la "Monarchie de Juillet".

Gilbert Motier de La Fayette, troisième du nom, avait été fait lieutenant-général du roi en Languedoc le 20 juillet 1415 en récompense de la reprise de la place de Compiègne. Après avoir défendu vaillamment Caen et Falaise, il devint bailli de Rouen le 13 juin 1417 mais la ville est rapidement livrée par ses habitants au duc de Bourgogne. Le 1er juillet 1417, il est nommé lieutenant et capitaine-général en Lyonnais et Mâconnais, puis capitaine du château de Beaulieu qu'il reprend aux Anglais en 1419. Chambellan du dauphin en 1420, il reçut le gouvernement du Dauphiné du Viennois le 27 mai de cette année.

Le 22 mars 1421, à la tête de l'armée delphinale augmentée d'un fort contingent écossais, il remporta la victoire de Baugé où il tua de sa main le duc de Clarence. Pour ce brillant fait de guerre, le dauphin Charles, régent du royaume, le fit maréchal de France le 20 mai 1421. Mais à Verneuil, en 1424, La Fayette est capturé et mis à rançon.

Le maréchal de La Fayette arriva à Orléans le 9 février 1429, conduisant une troupe de renfort de 300 hommes. Après la "journée des harengs ", il se retira, comme tant d'autres, puis revint en compagnie du maréchal de Boussac le 4 mai 1429. Il participa à la délivrance d'Orléans et aux combats qui s'ensuivirent sur la Loire.

II était aussi présent à la bataille de Patay mais, pour ne pas avoir acquiescé, semble-t-il, aux décisions du conseil des chefs de guerre, il encourut la disgrâce royale. De ce fait, il n'eût pas la joie d'assister au sacre de Charles VII à Reims où il fut remplacé dans ses fonctions par Gilles de Rais, promu maréchal de France pour la circonstance.

Il revint cependant en grâce rapidement et il fut désigné comme l'un des ministres plénipotentiaires à la négociation du traité d'Arras, en 1435. Fait sénéchal de Beaucaire et de Nîmes en 1439, il devint, le 3 mai 1441, gouverneur et capitaine de Saint-Sulpice, en sénéchaussée de Toulouse. C'est sans doute avec bonheur qu'il reçut au nom du roi, le 19 octobre 1449, la reddition de la ville de Rouen qu'il avait dû abandonner en 1417.

Gilbert Motier de La Fayette mourut le 23 février 1464 et fut inhumé en l'abbaye de La Chaise-Dieu, dans la chapelle qu'il avait fait bâtir.